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Mancelos

Entre le Tâmega et la pierre romane, une terre aux racines anciennes.
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que voir

Mosteiro de São Martinho de Mancelos (Monastère), une maison monastique d'origine très ancienne, étroitement liée à la vie de la communauté.<p>Igreja Românica de Mancelos (Église Romane), un sobre temple de pierre qui résiste à l'épreuve du temps.<p>Capela de São Frutuoso de Montélios (Chapelle), un rare témoignage des premiers siècles chrétiens au Portugal.<p>Capela da Senhora da Conceição (Chapelle), un lieu de dévotion dans la paroisse.

à propos du lieu

Dans la municipalité d'Amarante, à travers les vallées du Tâmega, Mancelos porte dans son nom un écho de Rome — il dérive de 'Minutiellus', diminutif du romain 'Minutius'. Il appartint autrefois à l'ancienne municipalité de Santa Cruz de Riba Tâmega et reçut sa charte du roi Sancho I. C'est une terre de pierre sobre et de dévotion ancienne, marquée par le Mosteiro de São Martinho (monastère de São Martinho) et son église romane.

histoire

Mancelos porte dans son nom même un écho antique de Rome. Les érudits nous disent que 'Mancelos' est né de 'Minutiellus', diminutif du nom romain 'Minutius' — et dans cette racine, on devine déjà une terre habitée et aimée depuis des temps très reculés, lorsque par ces vallées du concelho de Amarante circulaient des gens qui laissaient dans les champs leurs traces de pierre et de foi.<p>L'histoire de Mancelos est de celles qui se racontent lentement, à l'ombre des siècles. Elle appartenait à l'ancien et aujourd'hui disparu concelho de Santa Cruz de Riba Tâmega, nom qui sent à lui seul l'antiquité et les racines profondes dans la région. D. Sancho I, ce roi bâtisseur qui prit si grand soin du Nord, lui accorda une charte — geste qui éleva la terre, lui donna une voix propre et reconnut ses habitants comme dignes de droits et d'avenir. Nombreuses furent les générations qui labourèrent ici la terre, élevèrent le bétail, bâtirent des chapelles et transmirent de parents en enfants le savoir de vivre dans un lieu qui s'obstine à ne pas perdre son identité.<p>Mais c'est dans son patrimoine que Mancelos révèle son âme la plus profonde. Le Mosteiro de São Martinho de Mancelos (Monastère de São Martinho de Mancelos), d'origine très ancienne, est le grand gardien de la mémoire locale — maison de prière et de travail qui pendant des siècles a marqué le rythme de la communauté. À lui se rattache l'Igreja Românica de Mancelos (Église romane de Mancelos), pierre sobre et authentique, de celles qui résistent au temps avec la dignité des constructions faites pour durer. Celui qui entre ressent immédiatement le poids des siècles et la sérénité d'un lieu où le silence a une histoire. Disséminées dans la paroisse s'élèvent encore des chapelles qui ponctuent le paysage et accompagnent le fidèle : la Capela da Senhora da Conceição, la dévotion à Nossa Senhora de Fátima, et surtout la remarquable Capela de São Frutuoso de Montélios — rare et fascinant témoignage des premiers siècles chrétiens au Portugal, l'un de ces monuments qui valent à eux seuls le déplacement, car il n'en existe guère de semblables dans toute la terre portugaise. Ce sont des lieux avec une âme, où la pierre parle, et où chaque visiteur comprend que Mancelos est plus ancienne qu'elle ne le paraît.<p>Dans ses traditions, Mancelos maintient vivante la flamme du folklore. La musique et la danse traditionnelles sont ici bien plus qu'un spectacle : elles sont un héritage, la mémoire du travail et de la fête, des temps où les aires à battre le grain se remplissaient de monde à la fin des moissons et où le son de la concertina appelait tout le village. Le Rancho Folclórico S. Martinho de Mancelos porte avec fierté et enthousiasme cet héritage, présentant costumes, chants et danses qui racontent la vie des gens de la campagne. C'est dans ces rondes de danse, dans les pas répétés et les voix anciennes, que la communauté se reconnaît et se souvient de ce qu'elle fut — et de ce qu'elle continue d'être. L'artisanat accompagne cette vocation, apportant aux expositions locales le savoir des mains qui travaillent la terre et ses matériaux, dans un dialogue constant entre l'ancien et le présent.<p>À table, Mancelos honore la grande tradition gastronomique de Amarante. Ici, le cabrito assado (chevreau rôti), tendre et doré, parfumé des arômes de la montagne, règne en maître lors des grandes occasions. Le cozido à portuguesa (pot-au-feu portugais garni de viandes et légumes) rassemble autour du plat toute l'abondance de la terre, et l'arroz de cabidela (riz au sang de volaille et vinaigre), relevé et savoureux, rappelle les saveurs profondes des cuisines d'autrefois. Le fumeiro (charcuterie fumée), fait avec le savoir de ceux qui connaissent le froid et la fumée des foyers, complète cette table généreuse. Ce sont des plats nés des produits locaux et régionaux, cuisinés avec patience et avec cet amour que seules les cuisines de village savent donner. Dans la région, d'autres merveilles ne manquent pas — vitela assada (veau rôti), tripas (tripes), arroz de frango de cabidela — qui montrent combien cette terre est celle des bonnes fourchettes et de la bonne compagnie. Manger à Mancelos, c'est goûter l'histoire même de la terre, servie chaude et sans hâte.<p>En définitive, ce que l'on emporte de Mancelos est la sensation d'un lieu accompli : ancien et vivant, dévot et festif, laborieux et accueillant. Une paroisse qui ne se vante pas, mais qui a beaucoup à montrer à ceux qui savent la chercher.